Aller au contenu
Heure mondialeEU--:--UK--:--USA--:--CN--:--PLDEFRIT中文EN

portail sur l'IA et la technologieactualités · analyses · entretiens · fond technique

Rechercher
EN DIRECT
›

Plus de 100 pays délivrent des e-visas, mais les compagnies aériennes peinent à les vérifier

Selon l'IATA, le contrôle des visas numériques lors de l'enregistrement coûte en moyenne 9 000 USD par passager refoulé à la frontière.

VoyagesExpliquéAntoine GirardPublié le: 24 septembre 20265 min de lectureSources 2
Plus de 100 pays délivrent des e-visas, mais les compagnies aériennes peinent à les vérifier

Plus de 100 pays émettent des visas électroniques. Les systèmes censés les vérifier à l'aéroport ne suivent pas. L'IATA a publié une tribune sur le sujet, signée par Harry Grewal, directeur de l'organisation pour les aéroports, les infrastructures et l'expérience passager.

Le coût est précis. Si un passager embarque avec un document invalide, la compagnie paie une amende et les frais de renvoi. La facture moyenne s'élève à 9 000 USD par personne. Pour le transporteur, vérifier le visa à l'enregistrement est une question financière, pas seulement opérationnelle.

Moins de 30 pays dans le système iAPI

L'Advance Passenger Information (iAPI) est le standard qui pourrait résoudre ce problème. Il consiste à transmettre les données du passager aux autorités avant le vol. Moins de 30 États l'utilisent, selon les données de l'IATA. Là où il est déployé, la conformité des documents est jusqu'à 20 fois supérieure à celle d'un contrôle manuel.

L'IATA cite un second outil : la Digital Travel Authorisation au standard de l'OACI. C'est une preuve d'autorisation d'entrée signée numériquement et normalisée. La compagnie pourrait la lire automatiquement, comme un passeport à puce.

Ce qui manque

L'organisation liste trois conditions sans lesquelles les visas numériques ne fonctionneront pas. D'abord, la conformité des confirmations de visa aux standards internationaux. Ensuite, l'implication des compagnies aériennes dans l'élaboration du programme avant son lancement. Enfin, l'intégration de la vérification au processus d'enregistrement. Les données doivent être contrôlées automatiquement, pas via un formulaire séparé sur un site gouvernemental.

Le problème est structurel. La décision d'admission relève de l'État, mais les conséquences financières de l'erreur incombent au transporteur. La compagnie n'a pas accès aux systèmes gouvernementaux de visas. Elle doit donc se fier au document présenté par le passager lors de l'enregistrement.

L'IATA demande aux États de fournir la confirmation de visa dans un format lisible automatiquement. Ce format doit être comparable aux données transmises via l'iAPI, avant l'embarquement.

Le sujet revient dans les conférences du secteur. Lors du World Passenger Symposium et du World Financial Symposium de l'IATA à Macao, l'identité numérique, la biométrie, le traitement des frontières et des bagages ont formé l'un des trois grands blocs du programme. Ils étaient aux côtés de la vente et de la distribution, et des services financiers.

Le volume de trafic explique l'enjeu. En 2026, les compagnies aériennes doivent transporter 5,085 milliards de passagers. C'est 118 millions de plus que l'année précédente. Chacun doit détenir un document valable. Chaque erreur lors de l'enregistrement coûte des milliers de dollars au transporteur.

Commentaires 0

Sources

2
  1. 01IATA — Your visa is digital, but can the airline check it?EN
  2. 02IATA — World Passenger and Financial Symposium, MakaoEN

Tous les chiffres et citations de ce texte proviennent des sources citées ci-dessous.

Les contenus ont été préparés par l'équipe de rédaction, assistée par l'IA.

Antoine Girard

Antoine Girard

Sport, auto et voyages

Antoine Girard suit le sport, l'automobile et les voyages pour FLASH24, en s'appuyant sur les dépêches d'agences, les communiqués officiels et les données chronométrées, sans reprendre une information sans source. Il vérifie les temps, les classements et les fiches techniques en croisant au moins deux documents, et recalcule lui-même les écarts et les consommations annoncées. Il interroge mécaniciens, organisateurs et constructeurs, et attend les salons et les lancements de modèles pour comparer les chiffres sur place. Cette même exigence le suit en privé, où il roule en voiture électrique, démonte et remonte des moteurs dans son garage et traverse l'Europe en train. Il ne publie pas un chiffre qu'il n'a pas pu contrôler.

Rédaction →

Commentaires

0
  1. Aucun commentaire — soyez le premier.

Écrire un commentaire

Les commentaires sont publics. Nous ne publions ni insultes, ni spam, ni publicité.