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Le juge Mehta rejette les poursuites de Chegg et Penske contre les AI Overviews de Google

Un juge fédéral américain a rejeté mercredi deux poursuites antitrust contre Google. Il a estimé que l'attente d'un trafic de recherche ne constitue pas un accord, selon The Verge.

ÉconomieAnalyseDr Hélène FontainePublié le: 1 octobre 20265 min de lectureSources 12
Le juge Mehta rejette les poursuites de Chegg et Penske contre les AI Overviews de Google

La décision du juge fédéral Amit Mehta met fin à deux affaires qui soutenaient que les fonctionnalités de recherche par IA de Google privaient illégalement les éditeurs de trafic. Chegg et Penske Media Corporation, maison mère de Rolling Stone, avaient intenté ces poursuites l'an dernier.

Mehta a écrit que les demandeurs n'avaient plaidé qu'une « attente » de recevoir du trafic de recherche de la part de Google en échange de contenus gratuits. Il a ajouté : « Une attente n'est pas un accord. C'est simplement le fonctionnement d'un moteur de recherche généraliste. »

Mehta est le même juge qui a statué contre Google dans une affaire antitrust majeure en 2024, comme l'a noté The Verge dans son reportage sur ce rejet.

Ce que les éditeurs avaient argumenté

Chegg et PMC ont affirmé que Google abusait de sa position de monopole en forçant de facto les éditeurs à fournir du contenu pour les AI Overviews gratuitement, sous peine de disparaître des résultats de recherche. Les poursuites alléguaient que les pratiques de Google détournaient le trafic de leurs sites et endommageaient leurs revenus. Mehta n'était pas insensible à la situation : il a écrit que le tribunal n'était pas « indifférent à la situation dans laquelle les éditeurs se trouvent désormais », mais a déclaré que les règles antitrust ne pouvaient pas se substituer à la décision du législateur sur la manière de traiter l'impact économique de la « nouvelle innovation », selon The Verge.

Les éditeurs mesurent encore les dégâts de la refonte de la recherche IA de Google. Le trafic vers les organes de presse et les sites web plus petits a chuté brutalement. Cette semaine, The Information a rapporté que Google paie environ 100 éditeurs pour leurs contributions aux AI Overviews, AI Mode et Gemini dans le cadre d'un programme pilote, a indiqué The Verge.

Cette décision s'inscrit dans une série plus large de décisions concurrentielles touchant Google. Jeudi, Editor and Publisher a rapporté que les éditeurs avaient franchi un obstacle majeur dans la bataille antitrust distincte sur la publicité technologique. Search Engine Land a également couvert ce jalon. Search Engine Roundtable a résumé le rejet des AI Overviews sous le titre indiquant qu'il n'y avait pas d'accord avec les éditeurs. The Times of India et The Economic Times ont tous deux relayé le rejet. Bank of America a qualifié l'arrêt antitrust sur la publicité technologique d'« atout majeur » et a relevé son prix cible pour la plateforme publicitaire Magnite à 38 $, selon Moomoo. Ce point de données en dit plus sur la destination des dépenses publicitaires selon les analystes que sur l'affaire des éditeurs.

Les régulateurs agissent, Washington signe, l'Europe hausse les épaules

La même semaine, le contexte réglementaire continuait d'évoluer. Heise a rapporté le 1er octobre que le président Donald Trump et six entreprises technologiques, Google, OpenAI, Anthropic, Meta, xAI et Nvidia, ont signé une déclaration d'une page sur les contrôles de l'IA lors d'un déjeuner. Le texte stipule que chaque entreprise est responsable de la sécurité de sa technologie et de sa conception pour inspirer la confiance des utilisateurs. Heise a noté que les mesures décrites, contrôles internes, équipe de supervision, comité de direction recevant des rapports et réunions régulières pour développer les meilleures pratiques, sont principalement des choses que les entreprises avaient déjà annoncées. La déclaration se termine en suggérant qu'il pourrait être utile à l'avenir d'inscrire de telles mesures dans des règles ou des lois, a rapporté Heise.

En Europe, le ton est différent. Politico a rapporté le 24 septembre que les dirigeants technologiques européens et les experts en cybersécurité s'opposent vigoureusement aux avertissements générés aux États-Unis selon lesquels l'IA pourrait mettre fin à l'humanité. James Wise, associé chez Balderton Capital et président du fonds souverain d'IA du gouvernement britannique, a déclaré à Politico : « Je ne pense pas que Terminator vienne du tout. » Marcus Hutchins, le chercheur le mieux connu pour avoir stoppé WannaCry, a soutenu que les théories apocalyptiques des laboratoires de pointe négligent le comportement des pirates. Politico a rapporté que 22 nations ont adopté une déclaration lundi stipulant que l'IA doit rester sous la direction, la supervision et le contrôle humains.

Ailleurs dans le dossier antitrust et commercial, South China Morning Post a rapporté le 24 septembre que des élus américains ont introduit la Communications and Technology Transparency Act. Ce projet de loi élargirait la Covered List de la FCC de « matériel ou service de télécommunications » à « technologie ou service d'information et de communications ». Lenovo a été impliqué dans un litige de brevets concernant des dispositifs de mémoire dans le même rapport. Le SCMP a également rapporté le 29 septembre qu'Alibaba est devenu partenaire technologique et cloud officiel des Brooklyn Nets et sponsor de leurs maillots, avec un système de replay 360 degrés en temps réel au Barclays Centre à partir de la saison NBA 2026-27.

Aucun de ces éléments ne change l'arithmétique pour les éditeurs. La décision de Mehta leur laisse la même option qu'avant les poursuites : négocier, diversifier ou poursuivre ailleurs. L'affaire sur la publicité technologique, où les éditeurs ont franchi un obstacle procédural cette semaine, est désormais le lieu plus prometteur.

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Sources

12
  1. 01Judge dismisses antitrust lawsuits over Google’s AI OverviewsEN
  2. 02KI-Regeln: Trump und Tech-Riesen unterschreiben gemeinsame ErklärungEN
  3. 03Don’t believe the doomers: Europe’s tech industry slams AI panicEN
  4. 04China tech faces fresh scrutiny as US blacklist bill introduced, Lenovo case emergesEN
  5. 05Alibaba deepens sports tech push with new Brooklyn Nets partnershipEN
  6. 06Xi-Trump dinner puts US tech titans in spotlight – what does it mean for China ties?EN
  7. 07Four forces set to reshape technology in 2027 – OmdiaEN
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  11. 11Beam sues YolTech and Serapha Bio for allegedly stealing its gene editing techEN
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Tous les chiffres et citations de ce texte proviennent des sources citées ci-dessous.

Les contenus ont été préparés par l'équipe de rédaction, assistée par l'IA.

Dr Hélène Fontaine

Dr Hélène Fontaine

Économie, business et monde

Hélène Fontaine suit l'économie des entreprises, la conjoncture et l'international pour FLASH24. Elle croise les dépôts comptables, les rapports trimestriels et les indices d'activité, et ne retient un chiffre qu'après l'avoir comparé à sa source d'origine. Elle interroge chefs d'entreprise, économistes et syndicats, et attend chaque mois les publications de l'INSEE et de la BCE pour recouper ses tableaux. Cette rigueur vient aussi de son intérêt personnel pour la comptabilité des entreprises technologiques et les vélos cargo, deux sujets qu'elle traite avec la même méthode. Elle ne publie pas un chiffre sans avoir vérifié son calcul.

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